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| I.Du
Système au signe: Théories du signe (1)(2)(3)(4)(5) |
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©
2010 Guy Spielmann |
1. Le concept dyadique de signe linguistique chez Ferdinand de Saussure |
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Par «signe linguistique» on désigne l'unité du système signifiant que constitue le langage. Cette unité se compose de deux facettes indisociables, que Saussure (dans son Cours de linguistique générale., 1916) compare aux deux côtés d'une feuille de papier, le signifiant et le signifié. Saussure commence
par définir le signe comme une «entité psychique
à deux faces» qui «unit un concept et une image accoustique».
Le signe n'est donc pas l'association d'un mot et d'une chose, comme on le pense généralement, explique Saussure. Pour lui, comme pour la plupart des linguistes modernes, seule la forme orale du langage est probante, l'écrit n'étant qu'un codage secondaire. |
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C'est
pourquoi il décrit le signifié comme «image accoustique»,
c'est-à-dire l'empreinte que laisse un son (ou une séquence
de sons) dans notre esprit. Ainsi, la séquence sonore latine | arbor | évoque dans l'esprit de celui qui l'entend (et qui parle latin) le concept 'arbre'. |
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Ce
modèle de signe est dit dyadique, puisqu'il comprend deux
éléments; il restera dominant en Europe jusqu'au milieu
du XXe siècle. Saussure propose ensuite une ébauche de modèle communicatif où la transmission du sens s'opère à travers la phonation et l'audition. Cette approche du langage comme réalité sonore était nouvelle à une époque où la linguistique se résumait essentiellement à la philologie, c'est-à-dire le travail sur de textes, et le plus souvent sur des langues mortes. |
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| La
primauté du langage oral s'imposera en linguistique pendant plusieurs
décennies, jusqu'à ce que la sémiotique réintroduise
l'importance des signifiants visuels et critique la notion de l'écriture
comme simple transcription de la parole. Référence: Ferdinand de Saussure, Cours de linguistique générale. (1916) Publié par Charles Bally et Albert Sèchehaye. Éd. Tullio de Mauro. Paris, Payot, 1978. |